Le traditionnel système de management « command and control » peine à transmettre au plus grand nombre la vision des
objectifs opérationnels, à encourager les bons comportements et à focaliser les énergies sur des activités créatrices de valeur. Est-ce qu'une poignée de cadres supérieurs peuvent réellement diffuser au niveau de l'exécution le sens de la stratégie ou inversement comprendre les milliers d'inefficiences incrustées à tous les étages de l'organisation qui freinent le déploiement de cette stratégie ?
Les organisations Lean ont comblé cette lacune en transformant le déploiement d'une stratégie comme un acte managérial quotidien :
- Les cadres dirigeants fixent le « nord absolu »,
- Les objectifs sont déclinés en cascades en descendant dans l'organisation et sont successivement ajustés avec la réalité opérationnelle qui est souvent porteuse d'opportunités plus que de contraintes,
- Les problèmes et les inefficiences sont identifiés comme autant de marges de manoeuvre,
- Contrairement aux approches classiques, cet exercice n'est pas annuel, mais itératif et journalier, dans le cadre d'une transformation continue.
C'est notre lot à tous, nous avons toujours plus de choses à faire que cela n'est possible, trop peu de ressources et trop de distractions potentielles qui nous détournent de l'objectif. Seul un exercice quotidien permet un ajustement permanent et très opérationnel des objectifs que nous nous fixons.

collaboratifs dernier cri, les entreprises devront elles en limiter l'usage ? la prise de conscience gagne les dirigeants d'entreprise. Ainsi, Atos tente d'interdire les mails internes, France Télécom bloque les mails en dehors des heures travaillées et Wolkswagen a décidé que les managers ne recevraient plus de mail sur leur smartphone après les heures de bureau. Limiter l'usage ne suffit pas, les managers doivent retrouver le chemin d'une communication plus structurée, moins chronophage et plus humaine :
Chaque génération de dirigeant pense faire face à de nouveaux défis qui nécessitent des modèles d’organisation radicalement différents. Chaque restructuration modifie la façon de travailler de milliers de gens, engendre des pertes de repère et au final une baisse de productivité.